« Combien de panneaux dois-je poser ? » est la première question qu’on nous pose. C’est aussi celle à laquelle il ne faut pas répondre trop vite. Voici la méthode que nous suivons.
Partir de votre consommation, pas de votre toiture
La tentation est grande de remplir la toiture disponible. C’est rarement le bon calcul. Le point de départ, c’est votre consommation annuelle réelle, lue sur vos factures — et surtout la façon dont elle se répartit dans la journée.
Un ménage absent en semaine et un indépendant travaillant à domicile n’ont pas du tout le même profil, à consommation annuelle identique.
Regarder ce que la toiture peut réellement produire
- L’orientation : le sud reste optimal, mais l’est-ouest donne une production plus étalée sur la journée — parfois plus intéressante pour l’autoconsommation.
- L’inclinaison : elle influence la production, sans être déterminante dans la plupart des cas.
- Les ombrages : une cheminée, un arbre ou un bâtiment voisin peuvent pénaliser une chaîne entière de modules. C’est un point qui se relève sur place, pas sur une photo aérienne.
- L’état de la couverture : poser des panneaux sur une toiture à rénover dans cinq ans, c’est payer deux fois la pose.
Ne pas oublier l’installation électrique
Le tableau doit pouvoir accueillir les protections de l’onduleur, et la mise à la terre doit être correcte. Sur des installations anciennes, une adaptation est fréquente. Elle doit figurer sur le devis dès le départ, avec son prix.
Et la batterie ?
Elle permet de consommer le soir ce qui a été produit en journée. Son intérêt dépend de votre profil, de votre contrat et du prix de l’électricité au moment de l’investissement. Nous étudions le cas concret et nous donnons un avis franc — y compris quand la réponse est « pas maintenant ».
En résumé
Une bonne installation photovoltaïque, c’est une installation dimensionnée pour votre consommation, posée sur une toiture en bon état, raccordée à un tableau conforme. Le reste n’est que de la surface.
