Lors de la vente d’une habitation en Belgique, l’installation électrique doit faire l’objet d’un contrôle par un organisme agréé. Beaucoup de propriétaires découvrent cette obligation tard — parfois quelques jours avant la signature. Voici ce qu’il faut savoir pour aborder la question sereinement.
Le contrôle ne bloque pas la vente
Un rapport négatif n’empêche pas de vendre. Il transfère simplement l’obligation de mise en conformité à l’acquéreur, qui dispose d’un délai pour faire réaliser les travaux et présenter l’installation à une contre-visite.
En pratique, un rapport négatif pèse dans la négociation : l’acheteur chiffre — souvent largement — le coût des travaux et le déduit de son offre.
Les remarques qui reviennent le plus
- La mise à la terre : absente, mal raccordée, ou dont la résistance dépasse la valeur admise.
- Le différentiel : absent, mal calibré, ou sans différentiel dédié aux circuits de la salle de bain et de la buanderie.
- Le tableau : anciens porte-fusibles, absence de repérage des circuits, protections non adaptées aux sections.
- Les volumes de la salle de bain : matériel installé trop près de la baignoire ou de la douche.
- Le dossier : schéma unifilaire et plan de position manquants — un motif de refus à lui seul.
Faire les travaux avant ou après la vente ?
Il n’y a pas de règle unique, mais deux repères utiles :
- Si les remarques sont limitées (repérage, dossier, un différentiel à ajouter), les lever avant la mise en vente coûte souvent moins cher que la décote appliquée par les acquéreurs.
- Si l’installation est à refaire entièrement, il est plus honnête — et plus simple — d’annoncer la situation et de fournir un devis chiffré aux candidats.
Notre conseil
Faites établir un devis avant de mettre le bien en vente. Vous saurez exactement de quoi vous parlez, et vous éviterez qu’un chiffre lancé au hasard ne s’invite dans la négociation.
